Entre une équipe de France qui doit surtout ne pas perdre, et des «Oranje» à qui un nul suffirait pour avancer tranquillement dans le groupe, faut-il s'attendre à un match fermé? Pas sûr, vu la qualité des effectifs, et l'envie de jouer démontrée par les Pays-Bas face à l'Italie. Petit tour d'horizon des duels qui pourraient faire basculer la rencontre.
« Quatre hésitations » Homme de paroles et de paraboles, Raymond Domenech s'est décrit en chef cuistot des Bleus lorsqu'on l'a invité à se projeter sur le match contre les Pays-Bas et sur l'équipe qu'il alignera. « J'ai deux jours pour mettre les ingrédients dans la marmite pour remuer et faire bouillir à feu doux ». Parmi ces ingrédients, il y a la réflexion tactique et collective naturellement, ainsi que les réflexions individuelles, concernant les joueurs convalescents ou ceux qui sont hors de forme. « Je peux considérer que le remplaçant naturel peut être individuellement mieux que le titulaire, admet Domenech, mais je ne raisonne pas individuellement mais collectivement. Dans l'équilibre d'une équipe, dans sa psychologie, il y a des choses à faire et à ne pas faire ». Arrive le moment de vérité qui ravit l'assemblée. « J'ai quatre hésitations » (concernant l'équipe, NDLR). La grenade est lâchée avec le sourire, pour être aussitôt désamorcée.